Pèlerinage œcuménique transfrontalier

Le pèlerinage œcuménique transfrontalier  pour la « justice  climatique » est parti le 13 septembre de Flensbourg (frontière germano-danoise)

Dimanche 15 Novembre il retrouve à Metz des groupes venus de Saarbrücken et de Rheinfelden (frontière suisse) via Strasbourg. C’est à ce moment que nous avons été sollicités, nous autres proches de Metz  pour accompagner  le lundi 16 le groupe  jusqu’à l’étape de Mars la Tour, village Meurthe et Mosellan situé non loin des sites des grandes batailles de la guerre de 1870 (Gravelotte …)

Impressionnant de rejoindre pour la journée et  même pour un après midi seulement  (10 Kms) ce groupe de marcheurs en majorité allemands, séniors dont certains on parcouru presque 1200 Kms, à un rythme certes raisonnable (20 kms par jour) mais dans des conditions assez spartiates.

L’atmosphère est sereine : au moment où nous retrouvons le groupe principal, un chant s’élève qui remercie, avant le départ les hôtes de l’étape. Il y a eu la veille à Metz une conférence avec Mgr Stenger, l’Evêque de Troyes et le Président de la Fédération protestante de France François Clavairoly et dans l’après-midi à la cathédrale, une célébration œcuménique.

Marcher dans la campagne lorraine avec des compagnons de route connus ou découverts à cette occasion, prier avec les pieds qui se font un peu douloureux vers la fin du trajet, échanger avec cette vieille connaissance incroyante-dit-elle, mais qui aime la nature et les gens, ou avec ce messin qui  m’énumère tout ce qu’il  tente de faire en famille pour vivre « plus sobre » ou encore cet habitant de la région d’Heidelberg qui vient de rejoindre le groupe pour  la cop 21 dans une quinzaine de jours, avec son épouse «  notre fille nous a téléphoné pour nous demander de renoncer à aller à  Paris, mais pour nous, avec ce qui s’est passé, c’est une raison supplémentaire d’y aller pour y apporter la paix. »

Arrivée dans le village de Mars la Tour, accueil dans la salle des fêtes toute récente par Mme le Maire  émue, comme les journalistes de la presse locale, de la force de cette démarche œcuménique simple et authentique face aux évènements troublants de Paris. Notre Evêque Mgr Papin nous dit combien il aime cette expression de « Justice climatique » facteur de « réconciliation des hommes entre eux pour travailler au jardin que Dieu leur a donné »

Des groupes locaux ont organisé restauration, échanges franco-allemands  et hôtellerie aux marcheurs pour l’étape. Mardi, les pèlerins sont en Champagne et continuent la marche et nous pouvons chaque jour  nous y associer là où nous sommes.

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