Une Semaine monde uni ambitieuse

L’ÉDITION 2021 DE LA SEMAINE MONDE UNI (SMU) s’est déroulée en ligne début mai. Promue par les jeunes des Focolari, elle a été suivie sur les réseaux sociaux par des milliers de personnes dans le monde entier. Des moments forts et de nombreuses initiatives en faveur de la fraternité, du soin, de la protection de l’environnement, d’une politique plus juste ont été partagés. Les juniors Français se sont fortement impliqués dans l’animation de l’événement sportif Run4unity.

Le 7 mai dernier, s’est ouvert à Bruxelles le forum international DareToCare dans le cadre de la SMU. Ce même jour, le président du Parlement européen, David Sassoli, a dialogué avec un
groupe de jeunes engagés dans la campagne #daretocare. Ils sont étudiants en relations internationales, politiciens, communicants et peacemakers venant d’Italie, République tchèque, Belgique, Colombie, Hongrie et Rwanda. Leurs questions ont porté sur la démocratie, l’adhésion de l’Europe au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, l’accueil et les couloirs humanitaires, la crise climatique. Le président Sassoli les a encouragés : « Nous savons que la politique peut faire beaucoup, mais sans doute elle ne peut pas aller loin sans les citoyens, sans les jeunes en particulier. Donc, en ce moment si difficile, si nous voulons penser et nous préparer aux défis de demain, la participation des jeunes est très importante et décisive1.»
Cette 25e édition se voulait ambitieuse avec au programme une quarantaine de sessions online, un « Appel pour une politique de qualité », la demande du vaccin anti-Covid accessible à tous (avec, entre autres, Catherine Belzung, professeure en neurosciences à l’université de Tours), l’adhésion demandée au traité de l’ONU pour l’interdiction des armes, la mise en place de stratégies pour l’accueil des migrants et un « Appel à prendre soin de tous », adressé aux dirigeants du Sommet social européen à Porto le 8 mai.
Depuis Bruxelles, trois jeunes ont présenté des témoignages, actions et initiatives des cinq continents de la campagne DareToCare. Parmi eux, Jean-Marc, Luxembourgeois, témoigne de cette expérience unique. « C’était une première pour moi de m’impliquer ainsi dans la présentation mondiale. Nous avons eu besoin d’une bonne journée de préparation avec des professionnels pour tout mettre en place. Pour moi, c’était une expérience assez forte car j’avais tendance à bégayer quand j’étais plus jeune. Être capable de faire cette présentation pour le monde entier et recevoir une trentaine de compliments en direct sur le professionnalisme et le dynamisme palpable entre nous, ça m’a fait chaud au coeur. »
« Cela a été un fruit et la suite de la mise en route d’une petite équipe qui voulait porter le projet DareToCare au travers des défis, désormais connus par toute la famille focolari en France et au-delà, raconte Claudia, impliquée dans l’organisation au niveau national. Cette équipe s’est élargie au fil des mois, et à l’approche de la SMU, il nous semblait essentiel de travailler ensemble, jeunes, juniors et leurs assistants. »


> Des jeunes investis dans l’animation partagent leurs impressions. 
Élise : « Je n’avais pas vu les Gen depuis longtemps. Être ensemble et réaliser un projet concret m’avaient manqué. J’étais contente de participer à l’animation du Run4unity, je me sentais utile. Cela m’a aidé à retrouver un lien avec les autres. Au moment d’écrire les textes, j’aurai voulu que les adultes nous aident mais ils ne pouvaient pas trop… C’est donc nous qui avons réfléchi à ce que l’on voulait dire. Au final, on était fiers car on a réussi à se débrouiller tout seuls et on était contents de le présenter aux autres. Dans les retours, j’ai apprécié que des gens parlent de notre belle énergie et de notre motivation. Sur les points à revoir, je trouve qu’il y a eu un manque au niveau de la communication sur les réseaux sociaux. Mes parents et grands-parents nous soutenaient à fond, mais ils ont eu du mal à trouver le lien pour suivre l’événement.
Nous avons besoin de faire un peu de pédagogie pour expliquer aux personnes âgées comment ça marche. »
Louisianne : « Cette animation a renforcé les liens entre nous. La visio a permis une plus grande participation et d’être en lien avec d’autres pays. Nous avons échangé avec une famille du Portugal. J’ai trouvé ça très positif. Plus de jeunes ont participé, ce qui est super,
mais les vidéos étaient plus nombreuses et leur montage a demandé un gros travail. Avec ma mère (Claudia), nous y avons passé une semaine avec le stress du délai à respecter, sans être des
pros du montage. J’étais heureuse de voir que le rendu était bon ! L’année prochaine, il faudra s’y prendre plus en avance. »
Claudia : « Ils étaient vingt jeunes à présenter et animer l’événement au lieu de six l’année dernière. Ils n’en pouvaient plus des réunions !
Mais ils étaient vraiment contents. Ils sont de plus en plus à l’aise et assument leur identité.
Ils se sentent prêts à s’exposer et à prendre des responsabilités dans le Mouvement. Cela a été très formateur et fédérateur pour le groupe. 
Les animateurs aussi ont appris des choses.
Différentes régions ont co-animé les ateliers du soir. La vie ne se manifeste pas uniquement lors de cette semaine spéciale mais s’insère dans un parcours plus global dans lequel l’engagement
Gen n’est pas détaché des amitiés. »
Ophélie, Gen 2 : « La Semaine monde uni a vocation à aller bien au-delà de ces sept jours, et ce dans les deux sens : en amont, on a tant bien que mal essayé de la construire en mettant
dans le coup différentes générations de l’OEuvre en France. Je pense que l’on peut faire encore mieux, avec plus d’anticipation et en mettant la collaboration inter-branches au centre de notre
organisation. À plusieurs moments, j’ai senti que malgré toute notre bonne volonté, nous ne savons pas toujours travailler concrètement ensemble.
Mais c’est normal, et ce n’est pas incurable.
En aval, la dynamique est géniale, et j’aimerais que l’on puisse la vivre tout au long de l’année notamment pour la recherche et la mise en valeur des talents réels de notre OEuvre. La continuation du projet Dare to Care me semble une piste solide en ce sens, et j’ai beaucoup d’espoir pour la suite ! » n
Émilie TEVANE
Plus d’informations : unitedworldproject.org/uww2021
projet DareToCare au travers des défis, désormais connus par toute la famille focolari en France et au-delà, raconte Claudia, impliquée dans l’organisation au niveau national. Cette équipe
s’est élargie au fil des mois, et à l’approche de la SMU, il nous semblait essentiel de travailler ensemble, jeunes, juniors et leurs assistants. »

Tiré de la revue Nouvelle Cité Juillet-août 2021

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